Un piano dans le centre, mon petit bonheur du matin lorsque je suis de garde dans la cafétéria dès
07h30. Une facile lettre à Elise, se laisser envahir par le film Ludwig Van Beethoven vu trois fois avant de partir, pianoter
en pensant à Gary Oldman séduisant Valéria Golino ou jouant la sonate du Clair de Lune, laisser la musique du maestro résonner dans la cafet – tandis que la gentille voix d’un petit garçon vous
lance « jolie la lettre à Elise ! ».
La vie en colo, l’arrivée des enfants, les ateliers, voir leurs yeux briller quand on leur apprend quelque chose, la sacrosainte cafetière, le temps libre, l’horloge du bureau des anims, les
déguisements, le cinquième repas, les problèmes d’organisation, le manque de matériel, la découverte d’un nouveau centre, le salaire de misère, la fierté de voir les enfants réexpliquer ce qu’on
leur a appris, les autres anims, la complicité. Nous tous.
Une semaine de passée déjà, encore trois à venir.
Une bonne dose d’emmerdes mais tellement de plaisir derrière.
Vindjous ! Ca faisait un petit moment que je n'avais pas posté ici, ce qui ne m'a pas empêché de repérer ou d'écrire
quantités de choses que je publierai bien un de ces jours. Bref.
Qui dit mois de juillet dit job d'été généralement. J'ai toujours un peu d'appréhension avant d'en commencer un nouveau. Peur de mal faire ou de ne pas être à la hauteur. C'est humain.
Et puis, en repassant par ici, j'ai relu quelques billets me rappelant de bons souvenirs du job d'été que je m'apprête à recommencer. Des souvenirs inoubliables, drôles, tristes, marquants
.....
Pour cette année ?
Je crois qu'au bout d'un moment il faudra beaucoup de café.
Je crois que les nuits risquent d'être courtes.
Je crois qu'il y a moyen qu'on s'amuse bien.
Je vous dis donc au mois d'Août !
.... Et ce fameux job qu'est ce que c'est ? ... Cliquez
ici
« Tiens au fait, Cibeins cette année c’est le 20 Mai »
Cibeins … La soirée de l’année.
Si je parle sur ce blog de buzz, de la vie à Lyon, d’anecdotes, ou de la fac. Il faut dont que je parle de Cibeins.
Une fois Mathilde, copine de fac du premier jour me raconte une vague soirée dont elle ne se souvient plus trop, où elle était totalement bourrée au milieu d’un champ... Cibeins.
Alors elle nous y emmena, Flavie Antho et moi, l’année suivante, à Cibeins.
Cibeins c’est un village de l’Ain, fier département rustique, qui héberge un lycée agricole. Celui-ci même dont les élèves organisent une soirée un peu clandestine dans un champ attenant, la veille
d'une journée sportive annuelle, une fois par an au mois de Mai.
Cibeins, c’est un feu de camp et 200 personnes autour.
Cibeins, c’est une dizaine d’inconnus, au petit matin, qui aborde Mathilde « eh t’es Mathilde toi non ? » relatif à ses exploits de la veille.
Cibeins, c’est lorsque j’argumente avec un des types pour prendre quelques saucisses sur le feu en pensant à Flavie morte de faim tandis que dans mon dos, Mathilde les chaparde directement
sur les braises, mêmes pas cuites.
Cibeins, c’est une tente qu’on n’a jamais su replier le lendemain, mais devant laquelle on a posé fièrement en photo. Flavie l’air défaite, Mathilde et son pull blanc définitivement foutu, Antho et
son jean plein de boue, et moi dont seules mes converses ont pris mais que ça ne se voit pas sur la photo ; donc la classe toujours.
Cibeins c’est Antho qui fait du pied à Flavie en pensant que c’est moi et Flavie qui ne dit rien car, vu comme il fait froid ça la réchauffe de toute façon.
Cibeins, c’est qu’on a su trouver le chemin pour y aller en pleine nuit, mais que le lendemain c’est un chien qui nous a ramené à la voiture.
Cibeins, c’est Flavie qui hurle des chansons paillardes à 4h du matin car elle n’arrive pas à dormir.
Cibeins, c’est qu’on s’est tous endormis dans un certain alignement (Mathilde servant d’oreiller à nous trois) puis qu’on s’est réveillés dans une position
totalement différente (parallèles à Mathilde, nous avions tous trois tourné de 90°). Sans jamais comprendre comment on avait fait. (quoique j’ai maintenant ma théorie là dessus...)
Cibeins, c’est la vieille voiture de Flavie dont il fallait faire contrepoids dans les virages.
Cibeins, c’est Mathilde et Flavie au retour qui , après avoir déposés Antho et moi in extremis à la gare (« P+R » !) suivent un camion de pompier pour trouver la sortie et se retrouvent face à … la
caserne des pompiers.
Cibeins, c’est un champ, des gens, un feu, de l’alcool (et un peu plus, si affinités).
Cibeins, c’était l’une des meilleures soirées de 2008, et j’ai hâte qu’on y retourne plus nombreux en 2009... Ce soir. Je vous raconterai.
Qui n'a jamais pleuré devant un film ? Au cinéma, ou chez soi ?
Que ce soit fondre en larmes ou avoir une boule dans la gorge, il est impressionnant de constater à quel point un film, une scène, une réplique peuvent nous renvoyer à nos propres souvenirs. A quel
point le ton parfait d'un acteur, allié à un oeil larmoyant ou une voix brisée par un faux chagrin peuvent émouvoir.
(Nota Bene : il est aussi frappant de constater comment certains au cinéma se détournent de leurs propres émotions en lachant une bonne vanne bien grasse dès le générique de fin afin d'éviter de
montrer qu'il/elle a été touchée par le film, bref)
Si chacun sera affecté différement par la tristesse, une des choses qui me touchent particulièrement est de voir un homme pleurer. Particulièrement un être ou acteur cher.
Ainsi, seule devant mon pc, quatre m'ont ému jusqu'aux larmes.
- Tom Hanks dans Forrest Gump, parce que le film était beau, la prestation parfaite, et ma fatigue grande due aux 2h de retard du train dans lequel j'étais.
- Ewan McGregor dans Moulin Rouge, parce que ... (ooh je vais pas raconter la fin que tout le monde connait) et donc qu'il fond en larmes.
- Daniel Auteuil dans 36 quai des orfèvres, parce qu'il dit au revoir à sa fille menottes aux poignets dans des circonstances affreuses, et qu'il fond en larmes ensuite.
- Gary Oldman dans Sid&Nancy, parce qu'il est Sid et que Nancy est morte. Parce qu'alors il fond en larmes, la voix secouée de sanglots, et qu'on se demande sérieusement ou est la
limite entre l'homme et l'acteur dans cette scène.
Pourquoi dire tout ça ?
Parce que je me demande pourquoi certain(e)s vont très facilement s'émouvoir devant une scène tandis que d'autres resteront de marbre
Et parce que, quand je lis p32 du UGC Illimité du mois de Mai qu'une des bonnes raisons d'aller voir Je l'aimais de Zabou Breitman est que "les larmes de Daniel Auteuil sont parmi les plus
bouleversantes jamais versées par un homme au cinéma", je me demande quelle sera la réaction de la salle ... et la mienne.
=C'est c'là oui=